Cet article a été généré par intelligence artificielle et révisé par l'équipe éditoriale du Pivot. Nous croyons à la transparence.
Iran, jour 15 : les États-Unis frappent l'île de Kharg, l'IRGC menace les ports du Golfe
Par Le Pivot — Iran Monitor · 13 mars 2026 · 10 min de lecture
Quinzième jour de guerre. L’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, déclenchée le 28 février après l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei, vient de franchir un nouveau seuil. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les forces américaines ont mené leur plus importante frappe ciblée depuis le début du conflit : plus de 90 objectifs militaires sur l’île de Kharg, par laquelle transite 90 % des exportations pétrolières iraniennes. La riposte de Téhéran ne s’est pas fait attendre — des salves de missiles et de drones ont visé les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et Oman, élargissant encore le théâtre d’un conflit qui menace désormais la stabilité de l’ensemble du Golfe.
Kharg Island : la frappe la plus audacieuse de Washington
Le président Trump a déclaré que les forces américaines avaient « totalement anéanti chaque cible militaire » sur l’île de Kharg, qualifiant l’opération de « joyau de la couronne » de la campagne. Selon le Pentagone, les frappes ont touché un centre de défense aérienne, une base navale, la tour de contrôle de l’aéroport ainsi qu’un hangar d’hélicoptères de la compagnie pétrolière nationale, tout en épargnant les infrastructures d’exportation de brut (NPR, Washington Post).
Le calcul stratégique est limpide : neutraliser la capacité militaire iranienne sur l’île tout en maintenant la menace sur l’infrastructure pétrolière comme levier de négociation. Trump a explicitement averti que les installations pétrolières pourraient être ciblées « si l’Iran continue de perturber le passage dans le détroit d’Ormuz ». L’Iran affirme qu’aucune victime n’est à déplorer sur l’île, mais les analystes estiment que les dommages aux capacités de projection navale iranienne dans le Golfe sont considérables (France 24, CNN).
L’IRGC élargit la guerre dans le Golfe
En réponse aux frappes sur Kharg, les Gardiens de la révolution ont déclaré que « tous les intérêts américains aux Émirats arabes unis — ports, docks et installations militaires — sont des cibles légitimes ». Cette menace s’est rapidement matérialisée :
- Émirats arabes unis : les défenses aériennes ont intercepté 9 missiles balistiques et 33 drones samedi. Un incendie s’est déclaré dans le hub pétrolier de Fujairah — qui traite environ un million de barils par jour — après la chute de débris lors d’interceptions, bien qu’aucune victime n’ait été signalée.
- Qatar : une puissante explosion a été entendue au-dessus de Doha vers 1 h 30 du matin. Des ordres d’évacuation ont été émis pour la première fois depuis le début du conflit — une mesure sans précédent.
- Arabie saoudite : six drones et un missile balistique visant la province d’al-Kharj ont été interceptés.
- Koweït : deux drones ont frappé la base aérienne Ahmed Al-Jaber, blessant trois militaires.
- Oman : deux civils ont été tués par la chute de drones dans la province de Sohar.
Le Wall Street Journal a rapporté que cinq avions ravitailleurs de l’US Air Force avaient été endommagés sur une base saoudienne — information que Trump a minimisée, assurant que quatre des cinq appareils étaient « déjà de retour en service » (Al Jazeera, NBC News).
Al-Quds Day sous les bombes : Téhéran entre défi et désarroi
La journée d’al-Quds (journée de Jérusalem), traditionnellement marquée par des manifestations de masse en soutien à la cause palestinienne, a pris cette année une dimension existentielle. Des milliers de Téhéranais sont descendus dans les rues malgré les frappes israéliennes qui continuaient de toucher la capitale. L’IRGC a coordonné avec le Hezbollah un tir conjoint de missiles et de drones vers Israël, provoquant de la fumée visible près du centre commercial de Tel-Aviv (Al Jazeera).
Le secrétaire américain à la Défense a affirmé que le nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, serait « blessé et probablement défiguré ». Le Département d’État a mis sa tête à prix pour 10 millions de dollars, aux côtés d’autres hauts responsables iraniens — une escalade rhétorique qui réduit encore l’espace diplomatique.
Bilan humain : une spirale qui s’accélère
Depuis le 28 février, le conflit a fait au moins 1 444 morts et 18 551 blessés en Iran. Au Liban, où Israël mène une campagne parallèle contre le Hezbollah, 773 personnes ont été tuées depuis le 2 mars, dont 12 travailleurs humanitaires dans une frappe sur un centre médical à Borj Qalaouiye. Des obus israéliens ont également touché le quartier général du bataillon népalais de la FINUL à Meiss el-Jabal (Al Jazeera).
En Irak, un missile a atteint l’héliport de l’ambassade américaine à Bagdad, détruisant un système de défense aérienne. Le Premier ministre irakien s’est engagé à empêcher de nouvelles attaques après la mort d’un soldat français dans une frappe de drone.
Pétrole : le baril au-dessus de 100 dollars, malgré une mobilisation historique
Le Brent se maintient au-dessus de 100 dollars le baril, en hausse de 13 % depuis le début du conflit. L’IRGC a prévenu que « pas un litre de pétrole » ne traverserait le détroit d’Ormuz, menaçant de porter le baril à 200 dollars. En réponse, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé la plus importante libération de réserves stratégiques de son histoire : 400 millions de barils, dont 172 millions provenant de la réserve stratégique américaine. Le Canada contribue à hauteur de 23,6 millions de barils (CNBC, Al Jazeera).
Mais les analystes restent sceptiques. Tant que le transit par Ormuz — qui représente environ 20 % du pétrole mondial — demeure bloqué, ces mesures ne suffiront pas à stabiliser les prix. Plusieurs pays, dont l’Inde, la France et l’Italie, contournent désormais Washington pour négocier directement avec Téhéran le passage de leurs navires — un signe de l’effritement du front diplomatique occidental.
Pour le Québec, la hausse des prix de l’énergie se répercute déjà sur les coûts de transport et de chauffage, relançant le débat sur l’indépendance énergétique et l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables.
Ce qu’il faut retenir
La frappe américaine sur l’île de Kharg marque un tournant stratégique : en neutralisant les défenses militaires de la plaque tournante pétrolière iranienne, Washington place une épée de Damoclès sur la principale source de revenus du régime. Mais la réponse iranienne — des attaques simultanées contre six pays du Golfe — démontre que Téhéran est prêt à régionaliser le conflit plutôt que de céder. Avec un bilan humain qui dépasse les 1 400 morts en Iran, un Liban de nouveau en flammes et un marché pétrolier sous tension extrême malgré la plus grande mobilisation de réserves de l’histoire, le conflit entre dans une phase où chaque escalade rend un cessez-le-feu plus urgent — et plus improbable.